La dinanderie — le travail du cuivre et du laiton frappés à la main — est l’un des savoir-faire les plus spectaculaires du Maroc. Plateaux ciselés, théières martelées, lanternes percées de milliers de motifs — ces objets transforment le métal brut en surfaces ornementales d’une finesse extraordinaire.
La place Seffarine
À Fès, la place Seffarine est le centre névralgique de la dinanderie marocaine depuis huit siècles. Le bruit des marteaux y est permanent — matin, après-midi, parfois la nuit. Les artisans travaillent dans des échoppes de trois mètres carrés, entourés de feuilles de cuivre, de burins et de braseros.
Techniques et objets
Le dinandier maîtrise trois techniques principales : le martelage (donner la forme), la ciselure (graver les motifs) et le repoussé (créer des reliefs). Les objets produits vont du plus utilitaire — bassine, bouilloire — au plus décoratif — lustre monumental, table ciselée. Le cuivre, le laiton et le maillechort sont les trois métaux utilisés, souvent combinés dans une même pièce.



